La Ferme des Longs Sillons
Maraîcher Bio Fruits et Légumes Permaculturel
La ferme des Longs Sillons est actuellement implantée sur un terrain de 2 000 m², dont 1 000 m² sont dédiés à la culture.
Le site comprend 65 buttes et 4 planches plates conduites en permaculture, ainsi qu’une serre de 110 m². Le verger compte une vingtaine de fruitiers, mêlant arbres de haute tige et petits fruits.
Les sols de la commune sont majoritairement argilo-sableux d’origine alluvionnaire. Une couche d’argile rougeâtre, imperméable et épaisse d’environ deux mètres, se situe à près de deux mètres de profondeur et repose sur des roches fissurées. Bien que ce type de sol, considéré comme médiocre, soit généralement peu propice à la culture de la vigne, ses contraintes ont été compensées par l’amélioration des pratiques culturales. De manière relativement rare en viticulture, des apports importants d’engrais naturels — fumier de cheval et de vache en proportions égales — sont réalisés tous les trois ans. Ces amendements sont épandus à l’entrée de l’hiver dans de larges tranchées ouvertes sur environ un mètre au pied des ceps. Par ailleurs, la légère déclivité du terrain et la présence de sable assurent un excellent drainage des eaux de pluie.
Les spécificités climatiques du village de Thomery tiennent à sa situation particulière, entièrement inscrite dans un méandre de la Seine, ainsi qu’à sa position à l’orée orientale de la forêt de Fontainebleau, qui le protège efficacement des orages. Le vignoble bénéficie également d’une protection naturelle au nord et à l’est grâce au coteau de Champagne-sur-Seine et à sa forêt. Enfin, les brouillards matinaux générés par la Seine à la fin septembre et au début octobre favorisent la dernière phase de maturation du raisin et contribuent à l’apparition de sa teinte dorée.
Outils
Sur la ferme, aucun outil fonctionnant à l’énergie fossile n’est utilisé. L’ensemble des travaux agricoles est réalisé exclusivement à l’aide d’outils manuels, dans le respect du sol, de l’environnement et du rythme naturel des cultures.
Parmi les principaux outils employés figurent notamment :
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la grelinette,
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la campagnole,
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le croc,
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les râteaux,
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et d’autres outils manuels adaptés aux différents travaux saisonniers.
Cette approche permet de limiter fortement l’impact sur le sol, tout en favorisant une agriculture plus silencieuse, plus sobre et plus respectueuse du vivant.
Travail du sol
En maraîchage, le sol est l’élément fondamental, celui qui conditionne l’ensemble de la production. L’agriculture conventionnelle, telle qu’elle s’est développée depuis plus de cinquante ans, repose majoritairement sur des systèmes de monoculture, des labours répétés plusieurs fois par an, ainsi que sur une utilisation intensive d’engrais chimiques et de pesticides. Ces pratiques ont conduit à un appauvrissement massif des sols, au point que plus de 30 % des terres agricoles ne permettent aujourd’hui plus aucune production viable.
À la ferme des Longs Sillons, le sol n’est jamais labouré. Il est simplement aéré grâce à l’utilisation de la grelinette, ce qui préserve sa structure et la vie qu’il abrite. Aucun engrais chimique n’est incorporé et aucun pesticide n’est utilisé. Cette méthode permet de maintenir une activité biologique intense et un sol vivant.
Le sol est par ailleurs systématiquement recouvert d’un paillage, ce qui limite jusqu’à 80 % la pousse des herbes indésirables. Ce paillage est composé de matériaux variés : paille biologique, tontes de gazon, feuilles mortes ou BRF (bois raméal fragmenté). Le BRF, très consommateur d’azote, est équilibré par la mise en place de légumineuses, capables de fixer naturellement l’azote atmosphérique.
Les amendements utilisés sont exclusivement naturels : fumier de cheval bien décomposé et engrais verts (vesce, moutarde, luzerne, etc.). Les allées de circulation sont également recouvertes de BRF (résineux) et de fumier de cheval, ce qui limite l’entretien et améliore progressivement la qualité du sol.
Les buttes de culture sont des espaces permanents. Leur mise en place initiale demande un travail conséquent, mais celui-ci n’est réalisé qu’une seule fois. Les années suivantes, l’entretien se limite à un travail superficiel à l’aide du croc ou de la grelinette.
Association de cultures
L’association des différents types de légumes est un principe fondamental en permaculture. Chaque butte accueille une diversité de cultures, qui se complètent et se protègent mutuellement. Ces associations permettent de limiter naturellement les maladies, d’optimiser la croissance des plantes et de réduire les interventions humaines.
Une place importante est également accordée aux fleurs et aux plantes aromatiques, qui jouent un rôle essentiel dans l’attraction des pollinisateurs et des auxiliaires du jardin.
Rotation des cultures
La rotation des cultures est respectée sur un cycle de quatre années. Elle permet d’alterner les légumes gourmands et moins gourmands en nutriments, évitant ainsi l’épuisement du sol. Des périodes sont également réservées aux engrais verts, qui sont enfouis superficiellement afin de restituer au sol les éléments nutritifs nécessaires à sa fertilité.
Agroforesterie
L’agroforesterie consiste à cultiver des légumes entre les arbres fruitiers. Cette pratique est particulièrement bénéfique pour les deux systèmes. Les arbres développent un système racinaire proportionnel au volume de leurs branches, et une partie de ces racines meurt chaque année, enrichissant le sol en matière organique.
Le paillage favorise le développement des champignons et du mycélium, qui établissent des connexions essentielles entre les racines des légumes et celles des arbres fruitiers. Ces échanges souterrains permettent une meilleure circulation des nutriments et renforcent la résilience globale de l’écosystème.
La plantation de légumineuses au pied des arbres fruitiers apporte naturellement de l’azote, favorisant leur croissance et leur bonne santé.
Génération spontanée
La génération spontanée est très présente en permaculture. En l’absence de labour, et lors des récoltes — par exemple celle d’une salade — la racine est laissée en terre afin de ne pas perturber le sol. Il est alors fréquent qu’une nouvelle pousse apparaisse naturellement.
Cette pratique est extrêmement bénéfique pour la vie du sol, qui reste intacte et peut continuer à produire de l’humus sans interruption.
Orientation des buttes et surface de culture
L’orientation des buttes est soigneusement étudiée afin de créer, sur un même espace, plusieurs microclimats. Une seule butte peut ainsi accueillir des cultures ayant des besoins différents : ombre, mi-ombre ou plein soleil. Il est d’ailleurs fréquent d’observer du givre sur un côté d’une butte le matin, tandis que l’autre côté en est totalement exempt.
En permaculture, les légumes sont semés et repiqués avec une densité plus importante que dans une culture traditionnelle. La forme arrondie des buttes permet également d’augmenter la surface cultivable par rapport à une surface plane. Cette densité, combinée au paillage, limite fortement la prolifération des herbes non désirées et réduit considérablement la charge de travail.
Verticalité
L’utilisation de l’espace vertical permet d’exploiter des zones souvent laissées inutilisées. La ferme est entourée de murs de grande hauteur, sur lesquels de nombreux légumes sont cultivés. La partie basse, au sol, est simultanément utilisée pour d’autres productions, optimisant ainsi chaque mètre carré disponible.
Mares et gestion de l’eau
L’eau est un élément essentiel en maraîchage, juste après la qualité du sol. Le paillage réduit significativement les besoins en arrosage, sans toutefois les supprimer totalement.
L’eau du réseau domestique n’intervient pas dans la production. Pour cette raison, la ferme dispose actuellement de trois mares, et atteindra cinq mares d’ici la fin du printemps, constituant une réserve totale de 26 m³ d’eau. Ce système assure une autonomie hydrique et favorise également la biodiversité locale.
Production de semences
L’autoproduction de semences est un pilier du maraîchage biologique en permaculture. Elle permet de tendre vers une plus grande autonomie, de sélectionner les variétés les mieux adaptées au terroir local et de lutter contre les semences hybrides F1 et les OGM.
Cette pratique implique de conserver certains plants — les plus vigoureux — jusqu’à leur montée en graines, puis de récolter et conserver soigneusement les semences pour les saisons suivantes.
Éléments non présents sur le site de production
Enfin, un système de résilience et d’échanges locaux est organisé pour les ressources non disponibles directement sur le site (BRF, fumier, compost, bois de construction, aide humaine, etc.). Ce réseau local permet de renforcer la cohérence du projet et de s’inscrire dans une dynamique territoriale solidaire et durable.

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