🌱 Rétablissement d’un espace de culture en hiver
- lafermedeslongssil
- il y a 43 minutes
- 2 min de lecture
🌱 Rétablissement d’un espace de culture en hiver
(ou comment laisser la nature travailler avec nous, même quand il fait froid)
En permaculture, le jardin n’est jamais vraiment « vide ». Même en hiver, il continue de vivre, de respirer… et parfois de nous rappeler que tout ne se passe pas exactement comme prévu.
C’est le cas de cette ancienne butte ronde, qui s’est doucement transformée au fil des années en planche de culture plus plate. Au moment du nettoyage hivernal, quelques chicorées étaient encore en place. J’ai donc choisi de les laisser finir tranquillement leur cycle, fidèle au principe permacole :👉 observer avant d’agir.
❄️ Observation : quand la nature tranche
Les récents épisodes de gel et de neige, malgré une protection par voile de forçage (un peu trop symbolique, reconnaissons-le), ont eu raison des chicorées. Elles n’ont pas survécu, mais en permaculture, ce n’est jamais un échec :👉 c’est une information.
La première photo montre donc l’état de la planche avant intervention : un sol couvert de résidus végétaux, prêt pour une nouvelle étape de sa vie.

🔄 Étape 1 : recycler la matière organique
Première action : un passage au croc à fumier pour retirer les plus gros résidus de culture, suivi d’un travail manuel pour les finitions.Ces restes végétaux sont envoyés directement au compost, conformément à un principe fondamental de la permaculture :👉 le déchet est une ressource.
Ainsi, les chicorées nourriront demain ce qui poussera après-demain.

🌍 Étape 2 : travailler le sol… sans le retourner
Vient ensuite le passage de la Campagnole — et oui, je persiste : cet outil est exceptionnel.
En permaculture, on cherche à préserver la structure du sol et la vie qui s’y développe (vers de terre, micro-organismes, champignons…). La Campagnole permet de :
aérer le sol,
briser les mottes,
sans inverser les couches du sol, donc sans perturber les équilibres biologiques.
Il existe différents modèles, adaptés aux sols lourds ou plus légers, ce qui permet d’ajuster l’outil au terrain plutôt que de forcer la nature à s’adapter.

🌱 Étape 3 : affiner sans brutaliser
Un nouveau passage du croc à fumier permet ensuite d’affiner la terre et d’éliminer les derniers indésirables. Le sol devient plus homogène, prêt à accueillir la suite, tout en restant vivant.
On ne cherche pas un sol « propre » au sens esthétique, mais un sol fonctionnel, riche et structuré.

🍂 Étape 4 : protéger le sol, comme la nature le ferait
Dernière étape : un paillage de feuilles mortes.En permaculture, un sol nu est un sol en difficulté. Le paillage permet de :
protéger la vie du sol du froid,
conserver l’humidité,
nourrir progressivement la matière organique,
limiter le développement des adventices.
Bref, c’est une couverture naturelle, exactement comme en forêt.

🌞 Et après ?
Fin février, il suffira de retirer ce paillage pour laisser le sol se réchauffer naturellement. La planche sera alors prête à accueillir de nouveaux cultivars, dans un sol vivant, nourri et reposé.
Ici, pas de travail forcé, pas de précipitation :👉 on accompagne les cycles naturels plutôt que de lutter contre eux.

Commentaires